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samedi 21 février 2015 à 14h

Manif en solidarité avec les ZAD et contre la répression policière

2 parties : 1 2

Retrouvons-nous un an après la manifestation du 22 février 2014 qui a eu lieu à Nantes contre l'aéroport de Notre-Dame des Landes et son monde. Cette date résonne a posteriori comme l'affirmation définitive que l'aéroport ne se fera pas. Des dizaines de milliers de personnes ont fait le déplacement en Loire-Atlantique dans le but d'asséner une dernière fois aux bétonneurs que ce projet n'est plus d'actualité, mais bien que c'est l'horizon proposé par la ZAD qui nous convient.

Cette manifestation a également été un laboratoire expérimental pour la police et la justice en matière de répression. La première en mutilant, la seconde en distribuant les lourdes peines sur les militant·e·s. Une brigade a même consacré son temps à identifier les participant·e·s à la journée du 22 février.

Aujourd'hui, le fait de s'opposer physiquement à un projet en créant de la vie est devenu une évidence pour toutes celles et ceux qui sont en lutte contre la globalité du système. Les ZAD se multiplient, de l'École Polytechnique d'Athènes à la maxi-prison de Bruxelles.

Se rassembler à nombreuses et nombreux dans une ville permet de faire émerger une puissance commune. Si ces luttes semblent en effet s'ancrer dans des contextes locaux, se réunir tou·te·s à certains moments permet de visibiliser un rapport de force global.

Occupons la ville, car il nous parait nécessaire de signifier notre mécontentement au sein même des métropoles : elles concentrent les pouvoirs de nuisance qui se diffusent ensuite sur l'ensemble des territoires.

A Toulouse, l'actualité nous amène à considérer comme pertinent un événement contre la répression étatique. Parallèlement, nous voulons affirmer, à moins de cent kilomètres du Testet, tou·te·s ensemble le caractère autonome des Zones à Défendre. Certain·e·s veulent nous faire croire que le barrage se fera, soyons suffisamment fort·e·s pour affirmer le contraire.

Les manifestations du mois de novembre à Toulouse ont réuni de nombreuses personnes dans la rue. Mais le face à face avec la police était risqué : après les lacrymos et les déchaînements de haine de la part des différentes brigades, les peines judiciaires continuent de s'abattre sur nos camarades.

Or, préparer un événement sans être dans l'urgence permet à chacun·e de s'en emparer : les diverses modalités de lutte doivent pouvoir s'exprimer. Au sein d'un seul cortège, ou de plusieurs s'il le faut.

Si l'aéroport de Notre-Dame des Landes a été un biais pour s'opposer concrètement à la dévastation des terres, impliquant celle de nos vies, il nous semble d'actualité d'élargir notre focalisation à tout ce qui est susceptible de nuire à la réappropriation de nos existences.

Donnons-nous les moyens d'organiser un événement massif, aux formes multiples, qui puisse créer un rapport de force face à un État sourd à une revendication élémentaire : nous voulons décider nous-mêmes de notre avenir.

Nous appelons les différents comités locaux en soutien aux ZAD, les groupes et les individu·e·s à s'approprier l'organisation de cette manifestation pour qu'elle soit un succès.

Lien : https://toulouse.demosphere.eu/rv/9852
Source : message reçu le 2 janvier 06h


*Le 21 février à Toulouse, manifestation en soutien aux ZAD et contre le monde des bétonneurs*

La mort d'un homme le 25 octobre 2014 face aux forces de l'État sur la ZAD du Testet a marqué le début de deux mois de lutte à Toulouse, où se sont succédé manifestations, actions publiques et occupations. Ce mouvement fait écho à ceux qui animent les ZAD, à Notre-Dame-des-Landes, au Testet, et ailleurs, là où une occupation s'est installée pour s'opposer aux projets nuisibles de l'État. Les modes d'organisation et de vie commune expérimentés sur les ZAD ont été mis en pratique à Toulouse, dans les espaces arrachés un moment au contrôle de la Métropole.

Par « Métropole » nous désignons l'organisation autoritaire et destructrice du territoire mise en place par l'État et les multinationales qui aménagent nos vies. Un véritable rouleau compresseur, qui réduit les milieux de vie à leur capacité de captation et de gestion des flux, conforme les lieux et les pratiques aux impératifs du marché, et étend dans toutes les directions ses tentacules d'infrastructures d'acier et de béton. Ici un aéroport, là une voie rapide, une retenue d'eau ou un parc à touristes.

Sur les ZAD comme à Toulouse, l'enjeu est bien le même. Il s'agit de reconquérir notre autonomie politique, notre capacité à s'organiser et s'entraider. Mais aussi de reprendre en main nos existences, de faire vivre et de défendre collectivement nos territoires. De se réapproprier ce que la Métropole nous confisque. D'ouvrir des brèches dans le monde morbide que nous construisent les aménageurs, pour y réinsérer de la joie de vivre, de la création, de la diversité et du bonheur.

Il y a un an, plusieurs dizaines de milliers de personnes convergeaient à Nantes pour dire leur refus de l'aéroport et de son monde, celui qui impose la subordination d'un bout de bocage à la métropole Nantaise. Mais aussi pour soutenir la ZAD, porteuse d'un autre monde plus respectueux de l'humain et du vivant. Face à ce mouvement populaire, l'État se crispe, réprime, mutile et tue.

L' « union républicaine » soudain proclamée de toutes parts s'accompagne de la militarisation de l'espace public et prépare le terrain pour des lois sécuritaires, qui donneront de nouveaux moyens à la répression d'État. Face à ces dérives, nous sommes déterminé-e-s à défendre les ZAD pour continuer à y construire des expériences et des pratiques communes.

Il ne se passe plus un mois sans qu'un ministre promette la fin d'une ZAD. Force est de constater que nous opposons à la vanité des réactions de la classe dirigeante la puissance de nos actions et de nos convictions. Les ZAD essaiment. Il faut les soutenir.

Le 21 février à Toulouse, à 60 km de la ZAD du Testet, rassemblons-nous nombreuses et nombreux à nouveau. Nous montrerons notre force créatrice au cours d'une manifestation, dans toute notre diversité. Nous ouvrirons une nouvelle brèche dans le monde formaté de la Métropole, chacun-e à notre manière. Nous nous réapproprierons nos espaces. Ce regroupement massif et éphémère nous appartient. Il sera le pendant de l'émergence progressive des mondes nouveaux porté par les ZAD.

Toutes et tous à Toulouse samedi 21 février 2015 !

Collectif ZAD 31

Source : http://21fevrier2015.noblogs.org/appel-zad-31/

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Violence/non violence

Par Veganarchisme, le 21/02/2015 à 13:27

C'etait en reunion qu'il fallait en parler. Chaque personne agira comme bon lui semble.

Doute...

Par Anonyme, le 20/02/2015 à 09:24

J'ai bien que quoi qu'il se passe lors de cette manifestation, les médias (particulièrement la dépêche) expliqueront à quel point les Zadistes et ceux qui les soutiennent sont violents. N'espérez rien d'eux...

A lire certains journaux, les commerçants ont déjà protégés leur vitrine avec des panneaux de bois car il sont téanisés par la peur.

Service d'ordre indispensable

Par Anonyme, le 20/02/2015 à 08:53

La manifestation est déclarée en Préfecture. A cette heure, elle n'est pas interdite. Il est important qu'un service d'ordre visible empèche toute intrusion de provocateurs et rappelle les consignes de non-violence. La marche doit être digne.

non-violence et pas enfermée au centre-ville

Par Anonyme, le 18/02/2015 à 22:58

Je suis tout a fait d'accord qu'il faut être visible, mais l'expériece a montré que même commencée pacifiquement, la manifestation dérape.

Soit trouver un lieu plus ouvert et s'identifier comme pacifiste: tous en blanc, ceux qui n'entrent pas dans cette identification ils assument, pas de slogan violent.

Soit lancer plusieurs point de manifestation différents.

non-violence et pas enfermée au centre-ville

Par Anonyme, le 18/02/2015 à 22:58

Je suis tout a fait d'accord qu'il faut être visible, mais l'expériece a montré que même commencée pacifiquement, la manifestation dérape.

Soit trouver un lieu plus ouvert et s'identifier comme pacifiste: tous en blanc, ceux qui n'entrent pas dans cette identification ils assument, pas de slogan violent.

Soit lancer plusieurs point de manifestation différents.

ça marchera pas - sortons de la ville

Par Anonyme, le 17/02/2015 à 17:32

Moi je pense que ça va déborder et que les manif en pleine ville je comprends qu'elle soient soit-disant plus visible mais meme si vous comptez le faire évidemment sans violence, si vous n'avez pas une organisation du type "sécurité-milice" pour maitriser les anarchistes et autres débiles d'excités ça va encore tourner au pugilat et ça va encore retomber sur les zadistes, non ? et donc avec un peu d'imagination et de renouvellement ! on aurait dû trouver un stade à remplir ou l'on puisse filtrer l'entrée et faire un beau visuel collectif en faisant venir les média et tout la presse possible !

les débilos seront filtrés, ils n'auront rien à casser et donc rien à provoquer (surtout s'ils rentrent pas) l'ambiance sera seraine les messages pourront passer.

Mais bon too late, je serais là
no passaran

Appel de la ZAD du Testet

Par Anonyme, le 10/02/2015 à 19:57

Nous, habitant-e-s de la vallée du Tescou à Sivens et le collectif Tant Qu'il Y aura des Bouilles, appelons à rejoindre la grande manifestation nationale à Toulouse le 21 février en soutien aux ZAD et contre la répression policière. Dans cet événement convergent deux aspects essentiels de notre lutte qui s'articulent de façon complémentaire. En effet, soutenir des modes de vie dignes et sobres sans questionner le système répressif qui les détruit est au mieux naïf et au pire complice de toutes les oppressions. De même, critiquer le bras armé de l'Etat sans affirmer au nom de quoi cette critique s'opère - la revendication de l'autonomie des lieux et des vies singulières qui les habitent - peut être source de confusion et donc dangereux (l'expansion du capitalisme néolibéral se fait en parallèle de la dislocation des Etats).

«Ceux qui la vendent, c'est qu'ils n'ont pas de mère» (Major Moises, 2001) Les Zones A Défendre sont avant tout des territoires où convergent des individus qui s'opposent à la marchandisation et au saccage de la Terre Mère - que ce soit une forêt, un bocage ou des terres agricoles - et à l'uniformisation des espaces qui détruit tous les lieux en tant que lieux porteurs d'expériences spécifiques. Elles sont aussi un terrain d'expérimentation d'une vie en collectif, de pensées et de pratiques communes, qui - sans nier les différences entre les individus - remettent en cause l'égoïsme et le narcissisme propres au Moi moderne.

Face à nos luttes légitimes, justes et dignes, l'Etat utilise la violence et un arsenal militaire démesuré, allant jusqu'à tuer, pour perpétuer le règle de la croissance. Il n'hésite pas à récupérer à sa cause un drame national pour créer artificiellement un ennemi intérieur et étendre les lois sécuritaires. De la même manière que, sous Vichy, les résistant-e-s maquisards étaient considéré-e-s par l'Etat français comme des terroristes, nous serions la nouvelle cible à abattre. Demain, tou-te-s terroristes?

Pour nous opposer à tous les Projets Nuisibles et Imposés et à leur monde, réunissons-nous le 21 février à Toulouse dans une ambiance joyeuse, festive et conviviale. Toutes les actions décentralisées et ciblées, respectueuses des êtres humains, sont les bienvenues! Place à lacréativité! Nous comptons sur nos soutiens toulousains et régionaux pour organiser l'accueil des manifestant-e-s venu-e-s d'ici et d'ailleurs (hébergement, informations pratiques etc.).

Alors que le monde contemporain oublie l'Histoire et n'envisage le futur qu'avec cynisme et fatalisme, nous avons la féroce et chaleureuse ambition de rouvrir le champ des possibles et l'espérance en un futur pouvant accueillir des vies dignes et humaines pour nous et nos enfants.

Tou-te-s à Toulouse le samedi 21 février!

ZAD partout, tout le temps!

violence, non-violence suite

Par Anonyme, le 31/01/2015 à 23:30

Si chacun fait ce que bon lui semble dans une lutte, on est dans le n'importe quoi qui fait le jeu du pouvoir. Une lutte c'est une organisation, une stratégie et des objectifs. L'Etat dispose de forces de répression contre ceux qui luttent dans l'action non-violente et dans la désobéissance civile. Et son objectif est de diviser en instillant de la violence dans les luttes. Ce n'est pas l'Etat qui donnera l'exemple de la non-violence ! L'Etat par essence c'est la violence. Utiliser les armes de l'Etat c'est renforcer la répression policière et militaire, c'est se priver du soutien de l'opinion publique qui est décisif dans le rapport de force. Faudrait quand même pas oublier que l'adversaire ce n'est pas le flic qui est un exécutant de l'Etat. C'est pourquoi la violence contre les flics est totalement improductive, néfaste et finit par tuer la lutte. L'objectif est de saper les fondements du système économique qui génère des situations d'injustice et de violence. Seule la résistance non-violente est capable d'ébranler ce système.

violence, non-violence suite

Par Anonyme, le 31/01/2015 à 23:30

Si chacun fait ce que bon lui semble dans une lutte, on est dans le n'importe quoi qui fait le jeu du pouvoir. Une lutte c'est une organisation, une stratégie et des objectifs. L'Etat dispose de forces de répression contre ceux qui luttent dans l'action non-violente et dans la désobéissance civile. Et son objectif est de diviser en instillant de la violence dans les luttes. Ce n'est pas l'Etat qui donnera l'exemple de la non-violence ! L'Etat par essence c'est la violence. Utiliser les armes de l'Etat c'est renforcer la répression policière et militaire, c'est se priver du soutien de l'opinion publique qui est décisif dans le rapport de force. Faudrait quand même pas oublier que l'adversaire ce n'est pas le flic qui est un exécutant de l'Etat. C'est pourquoi la violence contre les flics est totalement improductive, néfaste et finit par tuer la lutte. L'objectif est de saper les fondements du système économique qui génère des situations d'injustice et de violence. Seule la résistance non-violente est capable d'ébranler ce système.

violence, non-violence.

Par Anonyme, le 31/01/2015 à 11:00

Il faudrait déterminer ce qu'est la violence, et aprés savoir comment on y répond. Quand on dit que les manisfestant sont violents alors il nous reste plus que à les amener au comissariat.La violence c'est l'état et le capital, il n'ya pas de bonne ou mauvaise action face à cela, Alors que certain utilise la force, leur bras, et leur jambes, et tous ce qui traine pour répondre à la violence,je ne vois là que de la légitime défense. Maintenant certain choisiront de s'assoir par terre , de faire les clowns devant les policiérs, de crier non à la violence "de l'état", de chanter des chansons d'autre ont choisit d'autre mode d'action.Que chacun choisisse ce qu'il lui semble être bon.Je ne vois là que deux façon de lutter, l'une n'est pas meilleure que l'autre.Que l'état et le capital arrête de tuer des gens , que l'état et le capital arrête leur violence et leur guerre et qu'il en finnisse avec l'exploitation et la destruction du vivant...qu'il donne l'exemple....

apprivoiser la violence

Par Anonyme, le 30/01/2015 à 14:39

Il ne s'agit pas d'opposer la non-violence à la violence. Pour être sur le chemin de la non violence, encore faut il commencer par reconnaître sa propre violence potencielle, et non la moraliser. Je crois qu'apprivoiser la violence, en commençant par la sienne propre, subie ou agie, permet de ne pas en faire quelque chose d'extérieur à supprimer, et donc de ne pas tomber dans le mécanisme du "bouc émissaire".

La violence mène à une impasse

Par Anonyme, le 27/01/2015 à 19:22

Il n'y a aucune continuité entre l'action violente et l'action non-violente. L'action violente vient contrarier la dynamique de l'action non-violente. Elle finit par occuper tout l'espace. La confrontation directe par la violence ne mène qu'à l'échec. Elle fait donc le jeu des forces de répression qui ont toute latitude pour réprimer avec tout le surcroit de violence. Au final, la lutte s'épuise. La lutte non-violente n'exclut personne, elle fédère les énergies créatrices et porte, par ses moyens justes, efficaces, légitimes et productifs, l'exigence d'une société juste et solidaire. On ne peut construire une société démocratique, juste et solidaire avec des moyens qui renient cet objectif. Toute l'histoire des luttes le démontre amplement. Il faudrait quand même un peu tenir compte des leçons du passé. La violence dans la lutte mène à une impasse, elle est un leurre, elle est l'alliée objectif de l'Etat répressif.

Violence et non-violence, la continuité y est

Par Anonyme, le 25/01/2015 à 10:04

Parfaitement d'accord avec l'article qu'a posté mon voisin d'en dessous. Cet article poussera les gens sûrement à agir par les moyens qui leurs semblent les plus justes, efficaces, légitimes et productifs.

Les sceptiques seront confondus

Par Anonyme, le 18/01/2015 à 10:05

Hum, l'opinion publique... Vous vous leurrez, notre niveau de violence n'a rien à voir avec ce concept éculé.

En témoigne cet analyse du traitement médiatique dont nous avons bénéficié au mois de novembre : https://iaata.info/Les-journaflics-en-action-retour-500.html

Par Anonyme, le 17/01/2015 à 22:12

J'abonde dans ce sens! Si c'est la paix que nous voulons, c'est en paix que nous devons agir!

L'opinion publique

Par Anonyme, le 05/01/2015 à 20:59

Dans un conflit, il n'y a pas deux acteurs, mais trois : Les résistants, le pouvoir et l'opinion publique. L'enjeu de la lutte pour les résistants est de faire passer l'opinion publique (les citoyens) du tiers-témoin au tiers-soutien. C'est la pression organisée par l'opinion publique (avec les associations, les syndicats, les réseaux, voire les partis) sur le pouvoir qui sera déterminante pour créer un rapport de force favorable. La bataille pour l'opinion publique est essentielle. Le pouvoir le sait qui cherche par tous les moyens à discréditer les résistants auprès de l'opinion publique. C'est pourquoi le choix stratégique de la non-violence est essentiel pour enlever au pouvoir l'un de ses arguments favoris contre les résistants, argument qui fonctionne très bien auprès de l'opinion publique. J'espère avoir répondu.

l'opinon publique

Par Anonyme, le 05/01/2015 à 15:28

@Anonyme du 4/01 :

Quand vous dites : "l'objectif est d'obtenir la sympathie et l'adhésion de l'opinion publique"

est-ce que vous pourriez donner une définition de "l'opinion publique" dans votre phrase ? Juste pour comprendre quel est l'objectif.

Faire le choix de la non-violence et le faire savoir

Par Anonyme, le 04/01/2015 à 10:05

Cette manifestation sera un succès si les organisateurs affichent d'emblée leur volonté de l'organiser dans le cadre de la non-violence et s'en donnent les moyens. La seule réponse à la violence de l'Etat, à la violence de la répression policière ne peut être que dans l'action non-violente. Le pouvoir n'attend qu'une chose, c'est que les manifestants tombent dans le piège de la violence. Répondre à la violence de la police par une autre violence est une défaite. Sur ce terrain là, jamais les citoyens n'auront le dernier mot, ils seront toujours perdants. On ne gagne pas en utilisant les armes de l'adversaire.

L'histoire des luttes montre que le pouvoir ne recule que face à une détermination non-violente. Or, laisser croire que peuvent cohabiter plusieurs formes de lutte, c'est une prime donnée à la violence. La violence détruit les gains de la lutte non-violente et fournit un prétexte à la répression de tous, violents ou non-violents.

Il n'y a pas de lutte sans répression. Mais la répression ne saurait être un prétexte pour légitimer la violence. La répression doit être le prétexte à une réflexion et une action sur les possibilités de la non-violence. N'oublions pas que l'objectif est d'obtenir la sympathie et l'adhésion de l'opinion publique. Comme au Larzac et dans d'autres luttes emblématiques, c'est l'affchage de la non-violence, c'est la répression de manifestants pacifiques qui suscitent l'indignation et la mobilisation des citoyens.

La violence est la marque de ce système qui produit de l'injustice et de la violence. Pour construire une autre société libérée de l'injustice et de la violence, il faut utiliser des moyens justes et non-violents. J'appelle donc à un sursaut pour que cette manifestation soit claire dans ses mots d'ordre et qu'elle soit organisée dans le cadre de la non-violence.