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vendredi 8 décembre 2017 à 17h

Permanence du collectif CLASSE

Pour boire un verre, se rencontrer, pester contre les patrons et leurs sbires. Pour s'échanger des infos, organiser une lutte, organiser le soutien. Pour l'autodéfense de classe.

De 17H à 19H tous les vendredi, un espace pour parler de nos galères et des moyens de s'organiser collectivement !

Qui sommes-nous ?

Le collectif CLASSE (Collectif de Liaison pour l'Autodéfense et la Solidarité de clasSE) est apparu à l'issue du mouvement contre la loi Travail. Après avoir lutté ensemble pendant près de quatre mois au sein d'une assemblée, nous avons décidé de monter un collectif. L'objectif est de poursuivre quelques initiatives engagées pendant le mouvement mais aussi de casser les barrières rencontrées (voir article Loi Travail, un an après).

La loi Travail, c'était une étape de plus dans la dégradation de nos conditions de vie, un boulevard aux patrons pour nous exploiter de façon plus intensive. Les pratiques patronales illégales (heures supplémentaires imposées et non payées, licenciements arbitraires, non-respect des temps de pause etc.) deviennent légales si validées par un accord d'entreprise.

Mais on aurait tort de penser que cette offensive ne concerne que notre vie au travail. Les allocations « chômage », le RSA, la CAF, la Sécu, la CMU, la Retraite, toute cette partie de notre salaire est également menacée par les réformes qui s'annoncent. Et ensuite, les patrons s'attaquent à la fiche de paie. Parce que l'Etat sait qu'on ne se laisse pas faire, il donne carte blanche à la police et à la justice pour mater la révolte à coups de flash-ball, d'amendes et de peines de prison. Nous souhaitons nous organiser contre ce grand pressoir à prolétaires, ici et maintenant, au plus près de nos quotidiens.

Les mesures prises par les gouvernements successifs nous frappent de plus en plus fort. Licenciements, maladies professionnelles, suicides, expulsions du territoire, radiations Pôle Emploi, blocages de dossiers CAF, refus de soin etc. La liste est longue.

Nous souhaitons parer leurs coups et frapper à notre tour.

Mais par où commencer ?

Le collectif s'articule autour de deux points. Le premier, c'est de partager avec le plus grand nombre de prolétaires de Toulouse et alentours le commun de nos galères. Le second, c'est de créer des espaces permettant la liaison entre les personnes et les groupes qui luttent contre leurs galères personnelles. Dans l'objectif de tisser des solidarités immédiates.

Pour le premier point (diffusion de l'information), nous avons développé plusieurs outils. Un projet de cartographie sociale de la ville (voir questionnaire), pour recueillir les expériences de lutte, de galère, de mise à l'amende patronale, grâce à un questionnaire ouvrier (bien sûr anonyme). Cet instantané de notre condition sociale, nous le diffuserons, grâce à ce site internet et au bulletin « CLASSE ».

Pour le second point (espaces de liaison et solidarité immédiate), c'est plus compliqué à maîtriser. Nous sommes en partie dépendants du déroulement de la lutte des classes à Toulouse et c'est rassurant. Nous tiendrons des permanences hebdomadaires pour que chacun puisse s'appuyer sur un espace d'échange, de soutien et d'action. Ensuite, via le recueil de ces informations, nous tenterons de mettre en relation les luttes locales entre elles ou de diffuser l'existence d'une lutte locale aux travailleurs et travailleuses des entreprises similaires ou partenaires, aux habitantes et habitants des alentours… C'est à partir de ce réseau, de ces moments de liaison, que nous pourrons imaginer les solidarités immédiates : bloquer une entreprise, manifester, occuper un pôle emploi, dégager un huissier etc. Et tout ce que ces solidarités supposent comme soutien logistique et financier.

Le but est de retrouver une force collective et repenser nos moyens d'actions. De manière horizontale, sans délégations, contre la récupération. Nous sommes pour l'auto-organisationdes exploités.

Nous ne nous situons pas sur le terrain de la défense des intérêts corporatistes, communautaires ou nationalistes. Nous mettons l'accent sur ce qui nous rassemble : notre condition commune d'exploités. Ainsi, nous ne souhaitons pas délimiter les terrains d'action de chacun mais plutôt abolir réellement les frontières qui nous divisent par la solidarité de classe et les ponts que celle-ci aura su créer grâce à la lutte.

Nous sommes joignables et rejoignables. Si vous souhaitez participer au collectif, écrivez-nous à classe(a)riseup.net. Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez également envoyer vos témoignages, vos idées, vos infos etc.

Le Gong retentit.

On verra qui jettera l'éponge.

Lien : https://toulouse.demosphere.eu/rv/16351
Source: confirmation reçue le 5 novembre 20h
Source : http://www.classeenlutte.org/?p=89
Source : message reçu le 2 novembre 17h

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